Texte Libre

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               rue principale début 1900
 

 

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Extrait du livre "Si Chocques m'était conté"

 

 

La situation dans nos campagnes à la fin de l’Ancien Régime

     les prémices de la Révolution

 

Q

uelle était la situation de nos paysans chocquois à l’aube de la Révolution ? L’enquête de D. Rouselle nous montre une dégradation importante de leur sort. En effet, on peut constater qu’en 1779, les biens appartenant aux paysans ne représentaient plus que 5% des terres de Chocques, alors que 2 siècles auparavant, ils en détenaient encore 40%. Cette chute considérable profita surtout aux nobles et aux bourgeois (de Béthune et d’Arras), qui à eux seuls, s’approprièrent plus de 65% des biens. Le clergé quant à lui, avec 26,3% des terres, resta à un niveau voisin de celui de 1569. A la vue de ces chiffres on peut affirmer qu’à la veille de la Révolution, les classes dominantes avaient la mainmise sur presque la totalité des terres de Chocques, alors que dans l’ensemble du béthunois, ce pourcentage n’était que de la moitié.

L’hémorragie démographique due aux conflits incessants et aux épidémies de peste, laissa bon nombre de terres en friche. La noblesse, les grandes abbayes et les riches négociants qui disposaient encore de liquidité, rachetèrent à bon compte terres et masures abandonnées. De plus, de nombreux propriétaires sans descendance, léguèrent leurs biens aux établissements religieux. Cette volonté de se mettre « en règle avec Dieu », conduisit à une croissance spectaculaire des biens de certaines abbayes.

Quelle était la situation de Chocques au moment de la Révolution ?

Notre village comptait environ 960 habitants en 1790. Le nombre de pauvres était très important et ne cessa de s’accroître pendant les années qui suivirent.

Par JC M
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