Les édifices publics

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La paroisse de Chocques, autrefois consacrée à Saint Jean Baptiste, est depuis la disparition de l'abbaye, placée sous le vocable de Notre Dame de l'Assomption.

Sur les trois édifices religieux que possédait notre commune, seule l'église paroissiale a résisté à la tourmente révolutionnaire. 
Notre église se recommande surtout par son portail qu'elle a conservé. Portail en plein cintre, très analogue à celui de Vermelles, très peu postérieur à l'an 1200. A l'intérieur de l'église, sur la deuxième colonne de droite, nous découvrons une inscription à même le fût, une devise seigneuriale gravée en relief, en minuscule gothique. Le blason, taillé dans la pierre, a été martelé sous la Révolution. En effet, le 28 mai 1790, le conseil municipal de l'époque décida de faire
  ôter ou effacer toutes les armoiries des seigneurs locaux de tous lieux publics et églises.
 
                                 
                                                                                                                                        
Notre église à travers les siècles

 

Avant la révolution, notre village a subit au cours des siècles, les assauts destructeurs de l’ennemi. Notre église ne fut malheureusement pas épargnée. Détériorée, pillée à maintes reprises, les habitants à chaque fois  reconstruisirent leur église selon leurs possibilités matérielles et financières.

Ainsi en 1537, sous François 1er, les Français campés à Pernes, vinrent piller jusqu’à Chocques. Ils occupèrent le château pendant quinze jours. Les habitants désertèrent le village pendant plus d’un mois. Dans cet intervalle, l’ennemi enleva les cloches de l’église avec tous les ornements et vases sacrés.

En consultant les comptes-rendus de conseils municipaux et les livres de la paroisse, nous avons pu relever les faits suivants :

-          Pendant la révolution, période funeste pour les édifices religieux, notre église fut épargnée. Les habitants s’opposèrent à l’époque à sa démolition et prirent la résolution de l’acheter. En 1796, les églises n’étant plus à vendre, par ordre de la Convention nationale, les avances réalisées par les habitants furent remboursées (soit 1900Fr. au total). Les habitants préférèrent à la majorité que cette somme soit utilisée pour la réparation de la dite église et pour l’achat de cordes pour sonner les cloches.

-          En 1792, le conseil municipal envisagea de placer une horloge dans le clocher de l’église pour l’agrément de tous les habitants.
Nous possédons peu d’éléments sur les circonstances exactes de l’incendie qui détruisit notre église en 1813, mais nous pouvons penser que celui-ci fut d’une extrême violence puisqu’il se propagea à 17 maisons et dépendances. En octobre de la même année, le devis pour les réparations complètes de l’église étant trop élevé pour le budget communal, le conseil municipal donna la priorité à la réfection de la charpente. Le bois pour sa reconstruction fut généreusement offert par le Chevalier de Raismes...

Par JC M
 
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